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Les curieux rendez-vous de Géocontact

Ce projet de vulgarisation scientifique grand public est organisé par l’association plusieurs fois par an, avec la collaboration de la MJC du Grand Cordel. L’objectif est double:

  • permettre aux étudiants de se confronter au grand public et d’apprendre à vulgariser les connaissances scientifiques
  • transmettre ces connaissances au grand public lors d’une soirée animé pour petits et grands !

La vidéo (ici) donne un aperçu de la soirée (1ère édition).

Les curieux Rdv Géocontact

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Les curieux rendez-vous de Géocontact

Bonjour à toutes et à tous !

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi il pleut aujourd’hui alors que les prévisions météorologiques avaient annoncé du beau soleil ? Pourquoi n’arrivons-nous toujours pas à prédire les séismes ou les éruptions volcaniques avec précision ? Pourquoi les paysages qui nous entourent ont cette forme ? Pourquoi notre Bretagne est-elle si belle ? Si c’est le cas, c’est votre jour de chance ! L’association Géocontact vous propose de répondre à ces questions autour de causeries et d’expériences ludiques le mercredi 12 décembre 2018 à partir de 20h à la MJC du Grand Cordel de Rennes (18 rue des plantes).
Cette soirée, animée par les étudiants en géosciences de l’université de Rennes 1, sera aussi l’occasion de pouvoir discuter et échanger avec vous sur ces problématiques autour d’une boisson chaude et autres grignotages.

Entrée gratuite et pour tous !

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter par mail (geocontact.asso@gmail.com) ou par téléphone au 06 86 12 87 71

Nous espérons vous y retrouvez nombreux !

Amicalement,

L’association Géocontact

 

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Week-end Géocontact 2018

L’excursion sur 2 jours s’est déroulée dans le Cotentin (Normandie); les objectifs était (1) d’observer les deux grands domaines géologiques que sont le domaine Armoricain et le bassin sédimentaire parisien, et (2) à échelle plus réduite, comprendre les interactions entre la géologie et les nappes phréatiques dans un contexte de risque de débordement d’un site situé sur en arrière-littoral. Nous vous présentons de façon très succinctes les caractéristiques des sites étudiés. Et oui, nous n’allons pas tout vous dire quand même !

La première journée, nous avons donc commencé par le site de l’ancienne carrière de Fresville (réaménagée en plan d’eau) où nous avons pu observer les couches sédimentaires du bassin de Paris (voir photos). Les couches inclinées d’environ 5° vers le sud-est témoignent de la propagation de la déformation liée à l’orogenèse alpine. Ces couches datent du Jurassique inférieur (sombres) et Jurassique supérieur (claires) et sont des alternances calcaires-marnes témoignant de variations du niveau marin, de subsidence et de variations climatiques.

Nous sommes ensuite partis en direction de Flamanville afin d’observer le contact métamorphique granite/cornéennes (BP-MT à HT) mis en place il y a environ 300-280 Ma lors de la phase d’effondrement de la chaîne hercynienne. L’intrusion granitique s’est mise en place dans les sédiments paléozoïques ce qui a provoqué, sous l’effet de la chaleur essentiellement, leur transformation en cornéenne qui est une roche dure à grains très fins. Une caractéristique intéressante à observer est la présence d’enclaves sombres dans le granite de deux natures: l’une à limite franche témoignent de l’arrachement de cornéenne lors de la mise en place d’une granite, l’autre à limite diffuse atteste d’une origine mixte du granite. En effet, un magma d’origine mantellique a engendré la fusion partielle de la base de la croûte terrestre qui a formé le granite de Flamanville.

Puis nous avons terminé cette journée sur le site de la baie d’écalgrain, où nous avons pu observer la présence de trois anciens orogènes: Hercynien (380-250 Ma), Cadomien (750-540 Ma), Icartien (2200-1800 Ma). L’Hercynien se caractérise notamment par la formation du synclinal de Jobourg (voir photos) déformant des séries sédimentaires paléozoïques (anté-Carbonifère). L’orogène cadomienne se manifeste par la présence de la granodiorite de Thiébot déformée en gneiss peu après sa mise en place il y a 600 Ma témoignant d’un régime tectonique actif (Cadomien). Enfin, l’Icartien est représenté au contact du Cadomien notamment par un granite (icartien) métamorphisé en orthogneiss lors de l’orogenèse cadomienne. Nous pouvons y observer des yeux de feldspath (rose) centimétriques formés lors du métamorphisme sous l’effet de la pression et de la température.

  La seconde journée, nous avons rejoint Fédréric Gresselin (Université de Caen) sur le site de Bréville-sur-mer afin de discuter des risques de débordement de nappes (inondation) dans les marais du Cotentin. Le site est constitué, de la mer jusqu’à environ 2 km vers l’est, d’un cordon dunaire actuel et fossile puis d’une paléo-falaise (schistes briovériens). Les flux d’eau proviennent donc à la fois de la mer et des terres continentales. Il fut intéressant de comprendre d’une part que l’onde de marée est rapidement amortie par le cordon dunaire actuel et d’autre part que la saturation des marais en eau est l’un des facteur principaux fortement dépendant de la fréquence des apports continentaux (de la paléo-falaise). Une autre composante rentre également en jeu, le réchauffement climatique. En effet, l’augmentation du niveau marin liée à ce réchauffement pourrait entraîner des vulnérabilités pour le système arrière-littoral dans les années à venir. Si l’élévation du niveau marin reste inférieure à 1 m, la présence de drains limiterais le risque de débordement de nappes, cependant une élévation du niveau marin supérieure à 1 m d’ici la fin du siècle entraînerait une augmentation de la zone vulnérable du marais arrière littoral significative et augmenterait donc le risque d’inondation pour les aménagements anthropique de la zone.

Nous remercions toutes les personnes ayant participé à l’excursion ainsi que Frédéric Gresselin pour son intervention et sa didactique.

Au plaisir de renouveler cette excursion l’année prochaine,

Votre association.

 

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Les ateliers Géocontact !

  Les 14 et 18 décembre, nous avons eu le plaisir d’accueillir Sherley Franc, ancienne étudiante en Master 1 RMP (ressources minérales et pétrolières) puis partie faire son Master 2 au BRGM Campus à Orléans. Sherley est venue nous parler de la législation et de la gouvernance autour des ressources minérales au travers de deux ateliers :

  • «  A la découverte des codes miniers : étude des cas français et tanzaniens » où nous avons pu découvrir et apprendre comment interpréter ces derniers à travers des extraits que Sherley nous avait gentiment concoctés. Nous avons aussi pu constater la particularité de chaque code minier suivant le pays d’étude. Le message retenu est qu’il est important, d’une part, de lire et comprendre les différents codes miniers de nos sites d’études, et d’autre part que ceux-ci sont incorporés dans un ensemble de documents qu’il s’agit de connaître également (code du travail, code de l’environnement etc…). Aussi, suivant les cas, le géologue peut être amené à considérer tous ces aspects et donc il est important d’avoir un esprit pluridisciplinaire.
  • « Game of quarries ». Sous forme de jeu de rôle, cet atelier nous a permis d’avoir un aperçu des différents acteurs qui agissent autour d’une carrière (dans ce cas précis, une gravière). La mise en situation fut la suivante: une gravière, exploitée sous eaux, a un projet d’extension. Sa zone cible, empiète sur une zone protégée ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique) de type 1 niveau 2, coupe un chemin rural, et est situé à côté d’un saumoduc (voir photo). L’entreprise soumet le projet d’extension et se confronte aux différents acteurs. Par groupe de deux, nous avons incarné ces derniers que sont: l’entreprise demandeuse, l’entreprise concurrente, la DREAL (avec les ICPE et l’ARS), le conseil municipal, et les associations militantes. Puis nous avons débattu autour du projet d’extension de la gravière. Par cette mise en scène Sherley a voulu nous montrer les difficultés qui peuvent intervenir lors de la soumission d’un tel projet ainsi que la chaîne de validation qui en découle. De plus, cela nous as également montré qu’un géologue en charge de ce type de projet est amené à avoir des connaissances pluridisciplinaires (géologiques, hydrologiques, biologiques, politiques…).

  En résumé, ces ateliers ont eu pour vocation de mettre en lumière quelques aspects que pourront rencontrer les futurs géologues explorateurs. Nous remercions chaleureusement Sherley d’avoir mené ces ateliers et de nous avoir fait partager ces connaissances. Merci également à toutes les personnes qui ont participé aux ateliers et qui ont apporté de la richesse aux différents débats que nous avons eu.

Votre association,

Géocontact.

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Concours pour le logo du Master GEOMORE

Le Master GEOMORE n’ayant pas de logo, nous lançons un concours de logo !
Laissez parler votre imagination de géologue en envoyant à l’adresse ci-dessous votre plus belle création. Ce logo doit être bien-sur représentatif de notre cursus et pas trop excentrique.

La date limite de dépôt des logos est le mercredi 1er novembre 2017 (https://drive.google.com/drive/folders/0ByIbIVpWkipfbU9qa0MxU2RvOGs?usp=sharing). Le gagnant, déterminé par un jury d’experts, se verra offrir son sweat du master ou une carte géologique (commandes prévues par Géocontact). Les autres participants seront aussi récompensés pour leur investissement !

Tous à vos crayons !

Géologiquement votre,
L’équipe GeoContact.

Adresse d’envoi des logos: geocontact.asso@gmail.com

 

conférence

Séminaire Sébastien Carretier

A quelle vitesse et comment se dispersent les galets de rivière sur des milliers d’années ?

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Résumé

La propagation d’une population de galets de rivières vers l’aval est un processus fondamental pour comprendre l’évolution des bassins sédimentaires sur les temps géologiques, les risques d’alluvionnement, ou encore l’évolution des fonds de rivières. Des galets « traceurs » ont été suivis sur quelques années, mais ce sont peut-être des durées trop courtes pour prévoir le transport des galets sur des temps « géologiques ». Les concentrations en 10Be mesurées dans des galets d’une rivière du nord Chili apportent les premières données, qui analysées à l’aide d’un modèle simple de transport, permettent de documenter la dispersion de galets sur de longues périodes. En parallèle, des modèles d’évolution du paysage montrent un comportement similaire des galets à l’échelle d’un piémont.

Vendredi 16 mars 2018 – salle de conférence de l’OSUR